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Réforme territoriale : Quelles sont les conséquences de la création de communes nouvelles pour les associations communales de chasse agréées ?

Une dérogation à l’obligation de faire fusionner les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA) dans le cas des fusions de communes en une commune nouvelle pour les départements à ACCA obligatoires n’est pas opportune car elle ne va ni dans le sens de l’évolution historique du dispositif des ACCA ni dans le sens d’une meilleure gestion cynégétique, en particulier du grand gibier. L’article 16 de la récente loi n° 2012-325 du 7 mars 2012 portant diverses dispositions d’ordre cynégétique, a modifié l’article L.422-24 du Code de l’environnement pour donner la possibilité de créer des associations intercommunales de chasse agréées (AICA) par fusion de plusieurs ACCA mettant en commun leur fonctionnement et la gestion de leur territoire. Cette mesure a été prévue à la demande des représentants cynégétiques car elle permet de renforcer le rôle et l’importance d’ACCA qui ont en gestion de vastes territoires. En outre, elle a été jugée nécessaire par les représentants des plus petites communes. Un système dérogatoire à la fusion des ACCA en cas de fusion des communes amènerait une forte complexification du droit et serait source de multiples contentieux. En effet il est important de ne pas fragiliser le dispositif des ACCA en opposant les ACCA qui souhaiteraient fusionner par rapport à celles qui ne le souhaitent pas. Les fusions de communes sont l’aboutissement d’une démarche complexe et partagée entre les communes. L’organisation des ACCA ne doit pas être retardée dans son application par rapport aux autres sujets d’échelle communale concernés par la fusion de communes. Les éventuels conflits entre associations de chasse mis en avant pour bloquer la fusion de communes ne sont pas acceptables. La gestion cynégétique des territoires forestiers et agricoles soumis à une pression croissante du grand gibier, doit au contraire tenir compte de la grande superficie des domaines vitaux des espèces et des interactions entre ces territoires. Cette gestion doit être commune et les gestionnaires de ces milieux et de ces espèces ont le devoir de dépasser leurs intérêts personnels à conserver une organisation passée. Ils doivent au contraire promouvoir et accompagner une gestion nouvelle d’un patrimoine commun.

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