13 octobre, journée nationale de la résilience

Une « journée nationale de la résilience » face aux risques naturels et technologiques devrait désormais se dérouler tous les ans, le 13 octobre.

Même si cette journée n’est pas encore inscrite dans la loi, le ministère de l’Intérieur a déjà publié une circulaire pour lancer les appels à projets .

Les candidatures devront être déposées par les porteurs de projets avant le 12 septembre à 12 heures, sur la page https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/journee-nationale-de-la-resilience-appel-a-projets.

C’est l’année dernière que le ministère de la Transition écologique a lancé son plan d’action « Tous résilients face aux risque  », avec la volonté de sensibiliser la population face aux risques de catastrophes naturelles et d’accidents industriels.

Dans une plaquette consacrée à ce sujet, le ministère explique que le dérèglement climatique, parce qu’il induit une augmentation de la fréquence et de la gravité des aléas climatiques, implique « d’élargir les démarches de participation pour aller vers plus d’implication des populations et de moderniser les dispositifs d’information et d’acculturation du public aux risques ».

CULTURE DU RISQUE
Dans ce domaine, les élus locaux ont « un rôle particulier » : « De nombreuses auditions réalisées par la mission ont souligné la confiance des populations envers l’autorité municipale et rappelé le rôle central que jouent les élus locaux dans la prévention des risques majeurs compte tenu de leur connaissance précise des phénomènes auxquels la commune est exposée et des moyens de sauvegarde qui peuvent localement être mis en œuvre pour protéger les populations et les biens  », souligne le ministère. Il était alors proposé, entre autres actions, de « partager avec les collectivités volontaires les initiatives et bonnes pratiques ».

C’est également à l’occasion de ce plan d’actions que le gouvernement a annoncé son intention d’instaurer une « journée nationale de la résilience face aux risques naturels et technologiques  », le 13 octobre, mise en œuvre par toutes les parties prenantes (services déconcentrés de l’État, collectivités, associations et professionnels), avec pour objectif de « faire connaître au grand public les conséquences d’une catastrophe » et de « permettre aux citoyens de connaître les risques auxquels ils sont exposés » et « de se former aux comportements qui sauvent  ». Cette journée pourra par exemple être l’occasion pour les écoles de « tester leur PPMS » (plan particulier de mise en sûreté) et leur commune d’expérimenter leur plan communal de sauvegarde (PCS).

L’instauration de cette journée a été inscrite dans le projet de loi Lopmi (loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur), à l’article 28 : « Une journée nationale de la résilience est instituée en vue d’assurer la préparation de la population face aux risques naturels ou technologiques. » Ce texte, présenté en Conseil des ministres juste avant le cycle électoral de ce printemps, n’a pas encore été débattu au Parlement.

UN PRIX NATIONAL POUR LES PROJETS LES PLUS INNOVANTS
Le ministère de l’Intérieur vient d’élaborer une circulaire à ce sujet, publiée au Bomi (Bulletin officiel du ministère de l’Intérieur) du 8 juillet. Il rappelle les objectifs de cette journée, notamment celui de « sensibiliser aux bons comportements à adopter en cas de survenue d’un événement majeur  » – à commencer, ce qui paraît en effet fort utile, par apprendre la signification des signaux d’alerte.

Il est demandé aux préfets « de soutenir et d’accompagner  » le lancement d’un appel à projets permettant à toutes les parties prenantes (notamment les collectivités) de « proposer une action ou organiser un événement » lors de cette journée.
Un référent sera nommé dans chaque département sur ce sujet, et une plate-forme numérique dédiée à l’appel à projets va être créée pour déposer les candidatures.
Les projets peuvent, le cas échéant, être accompagnés financièrement : chaque préfet de région dispose d’une enveloppe (dérisoire) de 28 000 euros qu’il pourra répartir « au bénéfice de projets qui auraient besoin d’un appui financier limité ».
 Les projets les plus intéressants, « innovants et efficaces  », seront sélectionnés par un comité national et se verront
remettre « un prix national ».

CAHIER DES CHARGES
En annexe de la circulaire est présenté le cahier des charges de l’appel à projets.
Ces derniers peuvent être portés par toutes les échelles de collectivités – mais aussi par des associations, des entreprises publiques ou privées, ou encore un établissement d’enseignement.
Chaque projet doit s’inscrire dans « au moins un des trois objectifs de la journée  », à savoir :
 développer la culture sur les risques naturels et technologiques ;
 se préparer à la survenance d’une catastrophe ;
 développer la résilience collective aux catastrophes.

Les candidatures devront être déposées par les porteurs de projets avant le 12 septembre à 12 heures, sur la page https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/journee-nationale-de-la-resilience-appel-a-projets.

L’État donnera une visibilité aux projets retenus en les faisant figurer sur un site dédié du gouvernement, et leur fournira « un kit de communication  ».

D’ici à l’automne, une logo et une identité visuelle spécifiques seront déterminés pour cette journée, et un nom « communiquant » sera attribué à cette journée, en lieu et place de «  journée nationale de la résilience face aux risques de catastrophes naturelles et technologiques ».

Signalons enfin que lors du prochain congrès de l’AMF, un forum sera consacré à la question des risques, mercredi 23 novembre au matin.

— Dernière mise à jour le 26 juillet 2022

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