Guerres de bandes : moins de discours, plus d’actes

L’Essonne détient le triste record de l’un des départements les plus touchés par les morts d’adolescents, dans des rixes entre bandes : 4 en quelques mois.
L’affaiblissement de la chaîne régalienne est réel.
Le nombre de gendarmes et de policiers est insuffisant depuis de nombreuses années, alors que le nombre d’habitants progresse fortement (50.000 habitants de plus en 5 ans) et que le département est celui qui se rajeunit le plus en Ile-de-France. La Justice comme le corps enseignant sont aussi en souffrance. Ces trois corps sont intimement liés.

Face à ce constat, il faut réagir et se poser les bonnes questions.

L’Etat a les cartes en main pour casser l’engrenage de ségrégation sociale et territoriale. Il investit massivement pour bâtir un pôle d’excellence sur Saclay. Mais il ne doit pas abandonner ses compétences obligatoires : sécurité, justice, enseignement sur l’ensemble du département.

Ce travail doit être fait avec les communes. Une fois de plus, rien ne peut se résoudre sans un travail commun et sans confiance.
Nous devons :
 Renforcer la prévention spécialisée au plus près des acteurs de terrain, avec un maillage de proximité, en lien avec les collèges, les lycées, les associations, les services jeunesse, les CCAS… Ce travail est fondamental.
 Permettre aux fonctionnaires d’Etat de vivre dans nos communes plus facilement. Un travail urgent est à faire sur les contingents de logements sociaux pour qu’une partie soit réservée à ces professionnels du service public.
 Réaffecter et recruter d’urgence des infirmières scolaires dans les collèges et les lycées pour rétablir le lien avec les élèves et détecter les souffrances.

L’Etat doit également donner des moyens supplémentaires aux associations qui œuvrent au quotidien, sur le terrain, dans les communes pour renforcer le lien social.

Ce sont des actions concrètes qui ne nécessitent pas de plan Marshall x ou de Grenelle y : les acteurs sont là, les outils existent et la loi doit être appliquée.
Il est indispensable de maintenir de la volonté politique globale et des moyens supplémentaires.

Le Bureau de l’UME : Francisque VIGOUROUX – Carine HOUDOUIN – Frédéric PETITTA – Patrick IMBERT – Olivier CORZANI – Yann PETEL – Jean-Marie VILAIN – Christian BERAUD – Chantal THIRIET – Jean PERTHUIS – Olivier THOMAS – Sylvie SECHET – Grégoire de LASTEYRIE – Michaël DAMIATI – Julien GARCIA – Grégory COURTAS – Rémi BOYER

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— Dernière mise à jour le 1er mars 2021

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